19 septembre 2024
La Loi et la grâce
Le thème « la Loi et la grâce » suscite bien des débats et des malentendus, surtout lorsque la Loi est associée au châtiment, à la prison et à la mort. On oublie pourtant souvent que ce n’est pas la Loi elle-même qui tue, mais le péché. Une question se pose alors : la Loi est-elle mauvaise ? Non. Par nature, la Loi ne représente aucun danger pour l’homme juste ; au contraire, elle le protège. Pour le criminel, en revanche, la Loi signifie bel et bien la mort. Pourquoi tant de gens craignent-ils donc la Loi, alors qu’ils ne sont pas des criminels ? Tournons-nous vers les paroles de l’apôtre Paul : « Je n’ai rien fait contre notre loi » (Ac 28.17). Ces mots reflètent sa compréhension de la Loi, même au soir de sa vie.
La vraie liberté ne consiste pas à renoncer à observer la Loi, mais à être affranchi du péché. La Loi n’a jamais été opposée à la grâce, et encore moins donnée pour la mort. Elle a été donnée pour préserver la vie, comme un moyen de protéger l’homme. Hélas, beaucoup ont mal compris la Loi et ne saisissent toujours pas sa véritable destination. Comme le dit Paul dans l’Épître aux Romains (7.7-14), la Loi est sainte, spirituelle et bonne. Elle ne tue pas : elle met le péché en lumière, et la mort vient du péché, non de l’observance de la Loi. Le conflit avec la Loi ne surgit que lorsque l’homme demeure sous l’emprise du péché.
Le Messie est venu et, dans Sa miséricorde, nous a rachetés non pas de la Loi, mais de la loi du péché et de la mort. Celui qui le comprend découvre que tout ce qui est bon, spirituel et saint dans la Loi sert la vie et aide à garder la grâce de Dieu. La Loi, la Torah, est une clôture qui protège l’homme de l’iniquité et du péché ; en ce sens, elle aide les croyants à se servir les uns les autres avec grâce, comme le dit l’Épître aux Hébreux (12.28).
Souvent, dans les controverses sur la Loi, ceux qui connaissent peu la Torah et le Tanakh affirment que la Loi a été abolie. Mais d’où viennent de telles affirmations ? Bien souvent, elles ne reposent pas sur une expérience et une compréhension personnelles, mais sur les interprétations d’autrui. Ceux qui comprennent et apprécient la Loi reçoivent la Torah comme la Parole de Dieu, et le Christ comme l’incarnation de cette Parole. Il est essentiel de comprendre que la grâce n’a jamais aboli la Loi de Dieu, mais qu’elle a soustrait les hommes à la puissance du péché et de la mort. Et si nous sommes sous la grâce, le péché et la mort n’ont plus de pouvoir sur nous.